Les projections

Les 8 et 9 janvier 2011 Dix documentaires de Hugo Zemp
En partenariat avec la Société Française d’Ethnomusicologie

“Hugo Zemp a réalisé seize films sur des musiques du monde qui ont obtenu de nombreux prix lors de festivals internationaux de documentaires. Grâce à l’initiative du Musée du Quai Branly et de la Société Française d’Ethnomusicologie, pour la première fois dix de ses films sont projetés l’un à la suite de l’autre pendant deux journées exceptionnelles.
L’audiovisuel est pour lui à la fois un support de recherche et un moyen de diffuser les résultats des recherches à des publics divers, aussi bien à des spécialistes qu’au grand public. Tenant lui-même la caméra (en suivant l’exemple de Jean Rouch), Hugo Zemp a développé peu à peu, depuis quarante ans, une approche cinématographique personnelle. Il garde au montage de très longs plans laissant voir et écouter la musique, sans l’interrompre par des vues de paysages ou de personnes filmées à d’autres moments, et sans commentaire parlé en « voix off ». Grâce à des prises de vue en caméra subjective, ces films réalisés depuis les années quatre-vingts donnent au spectateur l’impression de vivre l’événement musical, d’être présent au cœur de l’action, comme s’il se trouvait à la place de la caméra.
Auteur de nombreux livres, articles et disques, Hugo Zemp a travaillé pendant trente-sept ans dans l’équipe d’ethnomusicologie du CNRS, au Musée de l’Homme, où il a dirigé pendant quinze ans les éditions de disques. Il a enseigné les méthodes audiovisuelles en ethnomusicologie à l’université de Paris X Nanterre. Aujourd’hui vivant à Nice, il est membre honoraire du Centre de Recherche en Ethnomusicologie, CNRS et Université de Paris Ouest Nanterre La Défense”.

PROGRAMME

Samedi, 8 janvier 2011
– 14 h Introduction par le musée du quai Branly et la Société Française d’Ethnomusicologie
– 14 h 15 (Océanie):
Musique ‘Aré’are, 1978 (version courte, 2010, 88 min.)*. La musique de ce petit peuple des Iles Salomon se distingue par la richesse des genres musicaux, l’invention d’instruments uniques au monde, et la beauté des polyphonies instrumentales et vocales.
– 16 h (Europe-Asie):
Chants funéraires du Caucase géorgien, 2007 (23 min.). Ce film montre des expression vocales rares dans le monde d’aujourd’hui : des lamentations funèbres de femmes, mais aussi d’hommes, ponctuées par des cris collectifs, et des chants polyphoniques sans paroles si ce ne sont des cris de douleur musicalement stylisés.
La fête de Tamar et Lashari, 1998 (70 min.)*
– Premier Prix vidéo, SIEFF – Festival International du Film ethnographique, Nuoro (Sardaigne), 1998
– Prix pour la documentation remarquable, Festival international de Films documentaires et d’Anthropologie visuelle, Pärnu (Estonie), 2000.
Aux confins de l’Europe et de l’Asie, dans la montagne orientale de la Géorgie , a lieu chaque année un rituel syncrétique polythéiste/chrétien, avec des musiques sacrées et profanes, orientales et occidentales, séculaires et modernes.
– 18 h (Europe, Asie)
Voix de tête, voix de poitrine, 1987 (23 min.)*
– Mention du Jury, Festival International du Film scientifique, Palaiseau, 1989
– Mention du Jury, Festival international de Films documentaires et d’Anthropologie visuelle, Pärnu (Estonie), 1990. Dans les Préalpes de la Suisse alémanique, le yodel traditionnel local cherche à se maintenir face au folklore national. Des graphiques animés astucieux visualisent les caractéristiques musicales.
Le chant des harmoniques, 1990 (38 min.)*
– Grand Prix, Festival international de Films documentaires et d’Anthropologie visuelle, Pärnu (Estonie), 1990
– Prix spécial pour la recherche, Festival International du Film scientifique, Palaiseau, 1990
– Grand Prix, Festival international du Film scientifique du Québec, Montréal, 1991.
Dans la pratique du chant diphonique de Mongolie, une seule personne chante avec ce que l’auditeur perçoit comme deux voix simultanées. Pour la première fois, ce film montre comment cette technique vocale si singulière fonctionne sur les plans physiologique et acoustique.
– 19 h 15 (Afrique):
Les maîtres du balafon : Fêtes funéraires, 2001 (80 min.)**
– Prix pour le meilleur film sur les arts, Festival International de Films documentaires et d’Anthropologie visuelle, Pärnu (Estonie), 2001
– Prix Bartók (meilleur film sur la musique), Bilan du Film ethnographique, Paris, 2001
Chez les Sénoufo du nord de la Côte d’Ivoire, le balafon est un instrument emblématique. Le maître balafoniste Nahoua donne les clés du fonctionnement de cette pratique musicale.

Dimanche, 9 janvier 2011 (Afrique)

-14 h. Siaka, musicien africain, 2001 (80 min.)**
Le musicien professionnel Siaka Diabaté joue de cinq instruments pour animer les festivités des Mandingues dans la ville de Bouaké, en Côte d’Ivoire.
– 15 h 30 Les maitres du balafon : Ami, bonne arrivée ! 2002 (27 min.)**
– Prix international, Forumdoc.bh, Belo Horizonte (Brésil), 2002
– Mention spéciale, Bilan du Film ethnographique, Paris, 2003
Quarante ans après sa première rencontre avec la musique sénoufo, l’ethnomusicologue se souvient et revit, en tournant un plan-séquence de 18 minutes, la progression lente et irrésistible de l’intensité musicale et gestuelle lors de funérailles.
Les maitres du balafon : La joie de la jeunesse, 2002 (70 min.)**
– Prix Fatumbi, Bilan du Film ethnographique, Paris, 2002
La musique du balafon est source de joie à l’occasion des travaux des champs, des cérémonies liées aux classes d’âge, de la messe catholique et des soirées de danses des adolescents.
– 17 h 30
Une fanfare africaine, 2004 (70 min.)**
– Prix du film le plus innovant, SIEFF – Festival International du Film ethnographique, Nuoro (Sardaigne), 2006
C’est l’histoire d’une fanfare qui, dans la petite ville de Jaqueville sur le littoral de Côte d’Ivoire, accompagne tous les grands et petits moments de la vie.

Salle de cinéma
Musée du quai Branly
37, quai Branly, 75007 Paris

Le 5 février 2011, 18h30 Dans le cadre du cycle FLAMENCO VIVO
POLIGONO SUR. Séville côté Sud
de Dominique Abel

Espagne/France, 2003
35 mm couleurs, 105’

“Depuis ses débuts de réalisatrice, Dominique Abel ne filme que le flamenco. Après un premier documentaire sur le chanteur Agujetas (Agujetas Cantaor, 1998), elle s’est intéressée à la transmission du chant et de la danse entre un père et sa fille (En nombre del Padre, 1999). Avec Poligono Sur, elle puise aux sources de la musique gitane, à la cité Las Tres Mil de Séville, qui abritent une large population de Gitans originaires de l’ancien quartier historique de Triana. Malgré le chômage, la délinquance, l’alcoolisme et la drogue, Las Tres Mil reste un centre culturel flamenco en pleine effervescence, qui perpétue la tradition de Triana.
A l’occasion de la préparation d’un concert en hommage à Pepe Montaya, poète et essayiste gitan, la cité est en ébullition. Chaque rencontre offre l’occasion d’entonner une bulería, un fandango ou une solea au rythme des guitares et des palmas, que ce soit à la maison, au café ou dans la rue. Les peines, les souffrances et les problèmes de chacun sont mis en musique, en chant et en danse… jusqu’au concert final, retransmis à la télévision. Docu-fiction, Poligono Sur est un film sur le flamenco des Gitans de Séville, sur ces « originaux marginalisés », comme ils aiment se définir”.

Genève – Théâtre de l’Alhambra
10, rue de la Rôtisserie

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